Les 5 grands mythes liés à l’ostéopathie.


1. l’ostéopathe ne soigne que le dos

Voilà une des idées reçues les plus fréquentes : l’ostéopathe ne soigne que le dos et en particulier… d’où son titre d’OStéopathe ! Et bien non, le champ d’action de l’ostéopathie est bien plus large que le dos ou même que les os.

L’ostéopathie ne se limite pas non plus à un type de personne. L’ostéopathe traite les (très) jeunes comme les plus âgés et peut tout à fait soigner les hommes comme les femmes.

Quand peut-on se rendre chez un ostéopathe ?

De façon générale, un ostéopathe peut traiter tout trouble lié à l’appareil locomoteur, au système digestif, au système neurovégétatif, à la sphère ORL. L’ostéopathe pourra également accompagner une grossesse et la période post partum, ainsi que les suites d’une intervention chirurgicale.

Le champ d’application est donc assez large mais bien sûr l’ostéopathe ne soigne pas tout ! Son premier acte sera de réaliser un diagnostic d’exclusion. Autrement dit de déterminer si votre cas relève de l’ostéopathie ou s’il faut vous rediriger vers un autre thérapeute.

2. l’ostéopathe fait craquer les os

Un os qui craque, c’est un os fracturé. Vous aurez compris qu’il ne s’agit donc pas d’un os qui craque quand un ostéopathe manipule un patient. Et en cas de doute, il ne s’agit pas non plus d’un os qui frotte sur un autre.

Parmi les 4 façons de faire « craquer » une articulation :

  • la traction dans l’axe : éloigner les deux parties d’une articulation ;
  • la flexion complète : plier complètement l’articulation ;
  • l’extension complète : étendre complètement l’articulation ;
  • la déviation axiale : effectuer une déviation d’une partie de l’articulation latéralement

Chacun de ces mouvements a pour conséquence d’étirer l’enveloppe de l’articulation et de diminuer la pression qui règne au sein de l’articulation. Cela peut faire éclater les petites bulles de gaz qui se trouvent dans la synovie.

Ce craquement est suivi d’une période réfractaire de 10 à 20 minutes pendant lesquelles un nouveau craquement n’est plus possible.


3. le patient consulte pour un os « déplacé »

Vous comprenez que les os ne sont jamais vraiment déplacé. Le « déplacement d’un os » ne peut survenir qu’à la suite d’un important traumatisme : accident de moto, chute violente… avec des conséquences gravissimes.

En réalité, ce serait plutôt l’inverse. L’articulation est dite « en restriction de mobilité ». Cela signifie qu’elle ne bouge pas comme elle devrait, elle est d’une certaine façon enraidie. Le travail de l’ostéopathe va donc être de lui rendre sa mobilité normale.

4. Les mutuelles ne remboursent pas les consultations chez l’ostéopathe

En Belgique, les mutuelles ont compris la puissance et l’efficacité de cette approche thérapeutique. Bien plus réactive que le gouvernement qui traine encore à reconnaitre officiellement cette profession, les mutuelles interviennent pour une petite partie de la consultation.

Le nombre de consultation annuelle est limité. Mais c’est un premier pas vers un remboursement plus complet qui permettra à chacun d’accéder à des soins efficaces.

L’ostéopathie devient incontournable pour de nombreux patients. Le rapport 148b du centre fédéral d’expertise des soins de santé démontre que 9 patients sur 10 sont satisfaits des soins de santé qu’ils ont reçu.

5. l’ostéopathe est un magicien / rebouteux

Issue au départ de protocoles exclusivement empiriques, l’ostéopathie démontre actuellement une féroce volonté de valider scientifiquement les différentes techniques que ses praticiens utilisent.

Les chercheurs multiplient les études scientifiques, et des contrôles rigoureux veillent à la qualité de l’enseignement des centres de formation. Même les universités réputées pour leur rigueur scientifique intègrent ces formations dans leur programme.

Le climat a donc fortement changé en ce qui concerne l’ostéopathie depuis quelques années. Les ostéopathes ont a coeur de démontrer que les techniques sont efficaces et « safe » pour le patient pour peu qu’elles soient effectuées dans le respect des règles de l’art.

Bonus : la question du patient : ça n’arrive jamais de briser la nuque en manipulant ?

SI si, assez souvent, mais on verra bien… c’est la réponse que je fourni la plupart du temps avec un petit sourire en coin 🙂

Il est évident que non. La nuque est une structure solide et un thérapeute bien formé saura adapter la technique s’il y a le moindre risque.

Le tarif des assurances constituent également un point de référence intéressant. Le passage de mon statut de kinésithérapeute à un statut d’ostéopathe n’a entrainé aucune modification de tarif de mon assurance responsabilité civile. Il semblerait donc que les (mais p-ê pas toutes) assurances considèrent que la pratique ostéopathique n’est pas plus risquée qu’une pratique kiné. Voilà un fait qui, loin d’être statistique, est intéressant.

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